Mémoire sur la Bienfaisance (2/3)
18/03/10 20:28
C'est donc s'abuser profondément que d'accorder le titre général de bienfaisance à des actes particuliers de cette vertu dont l'essence est d'embrasser sans exception tous ceux qui peuvent tendre à faire le bien de l’humanité.
Notre Ordre respectable ayant pour objet la manifestation de cette vertu, n'en doit pas plus borner les applications que le sens : rien de ce qui peut être utile à l'humanité, sans en excepter ses propres membres, qui sont les premiers appelés à recueillir les fruits précieux de l'institution qui les unit, ne doit lui être étranger, et sa devise générale devrait être : Boni nihil a me alienum puto.
Cessant donc de morceler la bienfaisance, ainsi qu'on l'a presque toujours fait, de la diviser en une infinité de branches isolées, et par conséquent de l'affaiblir, de la dégrader, réunissons au contraire toutes celles qu'il est possible de concevoir pour en former la bienfaisance générale de l’Ordre. Répandu ou destiné à se répandre sur toute la surface de la terre, possédant dans son sein des membres de tous les rangs, de tous les états, de tous les pays, réunissant ainsi ou susceptible de réunir au plus haut degré tous les genres de connaissances, de talents et de moyens, gardons-nous d'atténuer les résultats qu'on doit attendre d'une si grande combinaison de forces, que la bienfaisance universelle de l’Ordre, uniforme dans son principe, c'est-à-dire active, éclairée et fondée sur l'amour le plus ardent de l'humanité et le respect le plus profond pour les lois du Grand Architecte de l' Univers, soit dans ses applications aussi variée que les besoins de l'humanité. Que toutes les parties de l’ Ordre et tous ses membres s'accordent simplement à donner sans cesse l'exemple pratique de la vertu, de l'attachement et du respect pour la divinité e ses lois, du patriotisme, de la soumission au Souverain et aux lois, en un mot : de toutes les vertus religieuses, morales e civiles, parce que cette manière d'être utile à l'humanité, en même temps qu'elle est la plus efficace, est universelle e n'admet aucune exception ni pour les temps, ni pour les lieux, ni pour les circonstance.
Quant aux biens particuliers que notre institution peut répandre sur la famille humaine, qu'ils dépendent des moyens, des facultés, des circonstances, des localités de chaque établissement et de chaque individu, Que dans un lien nos établissements fondent des moyens de soulager les pauvres et les malades, que dans un autre ils ouvrent des asiles à l'indigence et à la vieillesse, qu'ici l'on élève des orphelins, que là on établisse des écoles où chacun puisse apprendre ce qu'il doit à Dieu, à son Souverain, à sa patrie, à ses frères, à lui-même; où l'on puisse cultiver et favoriser tous les genres de connaissances utiles au bonheur de l’humanité etcapables de porter les hommes au bien et à la vertu, que chaque établissement, chaque individu soit certain d'avoir remplies les vues de l’Ordre lorsque, suivant sa situation et ses moyens, il aura accompli dans sa sphère le genre de bien qui aura pu y être de la plus grande utilité. En un mot, je le répète, qu'aucun genre de bienfaisance ne nous soit étranger, que ce soit là le lien commun qui réunisse toutes, les parties de l’Ordre, que quels que soient les systèmes que l'on pourra adopter ailleurs, ils aient tous ces principes pour base immuable, et pour objet premier fondamental inaltérable de faire à l'humanité le plus de bien possible, dans le sens le plus étendu que l'esprit peut concevoir.
Ce plan, tout vaste qu'il est, n'a rien qui doive ni qui puisse effrayer. Il n'exige absolument que cette pureté d'intention C cet amour du bien que tous les régimes s'accordent à supposer e qui doivent nous caractériser tous. Malheur à celui dont le coeur desséché et corrompu ne goûterait pas des principes aussi satisfaisants, il n'est en aucune manière digne de nous appartenir, nous devons le repousser s'il se présente, ou l'éloigner de nos temples s'il les habite.
D'ailleurs ce plan, n'ayant rien d'uniforme que les principes de vertu qui en font la base, s'accommode naturellement dans ses détails à tous les systèmes honnêtes, à tous les talents, à tous les moyens, à toutes les localités, à toutes les circonstances. Est-il en effet une seule vertu extérieure qui puisse trouver autant d'aliments, autant d'occasions de se manifester, qui soit susceptible d'une aussi grande diversité d'applications Puisqu'il n'est pas un seul instant de la vie où elle ne puisse s'exercer et que, quelqu'active qu'elle puisse être, le nombre infini des besoins de l'humanité, sans cesse renaissants, sera toujours infiniment plus grand que celui des secours que notre faiblesse nous permet de leur opposer. Une correspondance exacte et fraternelle dont le Chef général de l’Ordre soit le centre et les archives provinciales et priorales le dépôt, doit suffire pour conserver l'ensemble, et la pureté des principes, mettre toutes les Parties de l’Ordre à même de jouir de tous les biens divers qui doivent s'opérer dans tous les lieux où il étendra ses bienfaits, et d'y participer au moins par leurs applaudissements et leurs désirs, s'ils ne le peuvent par leurs actes mêmes.
[A suivre]
Notre Ordre respectable ayant pour objet la manifestation de cette vertu, n'en doit pas plus borner les applications que le sens : rien de ce qui peut être utile à l'humanité, sans en excepter ses propres membres, qui sont les premiers appelés à recueillir les fruits précieux de l'institution qui les unit, ne doit lui être étranger, et sa devise générale devrait être : Boni nihil a me alienum puto.
Cessant donc de morceler la bienfaisance, ainsi qu'on l'a presque toujours fait, de la diviser en une infinité de branches isolées, et par conséquent de l'affaiblir, de la dégrader, réunissons au contraire toutes celles qu'il est possible de concevoir pour en former la bienfaisance générale de l’Ordre. Répandu ou destiné à se répandre sur toute la surface de la terre, possédant dans son sein des membres de tous les rangs, de tous les états, de tous les pays, réunissant ainsi ou susceptible de réunir au plus haut degré tous les genres de connaissances, de talents et de moyens, gardons-nous d'atténuer les résultats qu'on doit attendre d'une si grande combinaison de forces, que la bienfaisance universelle de l’Ordre, uniforme dans son principe, c'est-à-dire active, éclairée et fondée sur l'amour le plus ardent de l'humanité et le respect le plus profond pour les lois du Grand Architecte de l' Univers, soit dans ses applications aussi variée que les besoins de l'humanité. Que toutes les parties de l’ Ordre et tous ses membres s'accordent simplement à donner sans cesse l'exemple pratique de la vertu, de l'attachement et du respect pour la divinité e ses lois, du patriotisme, de la soumission au Souverain et aux lois, en un mot : de toutes les vertus religieuses, morales e civiles, parce que cette manière d'être utile à l'humanité, en même temps qu'elle est la plus efficace, est universelle e n'admet aucune exception ni pour les temps, ni pour les lieux, ni pour les circonstance.
Quant aux biens particuliers que notre institution peut répandre sur la famille humaine, qu'ils dépendent des moyens, des facultés, des circonstances, des localités de chaque établissement et de chaque individu, Que dans un lien nos établissements fondent des moyens de soulager les pauvres et les malades, que dans un autre ils ouvrent des asiles à l'indigence et à la vieillesse, qu'ici l'on élève des orphelins, que là on établisse des écoles où chacun puisse apprendre ce qu'il doit à Dieu, à son Souverain, à sa patrie, à ses frères, à lui-même; où l'on puisse cultiver et favoriser tous les genres de connaissances utiles au bonheur de l’humanité etcapables de porter les hommes au bien et à la vertu, que chaque établissement, chaque individu soit certain d'avoir remplies les vues de l’Ordre lorsque, suivant sa situation et ses moyens, il aura accompli dans sa sphère le genre de bien qui aura pu y être de la plus grande utilité. En un mot, je le répète, qu'aucun genre de bienfaisance ne nous soit étranger, que ce soit là le lien commun qui réunisse toutes, les parties de l’Ordre, que quels que soient les systèmes que l'on pourra adopter ailleurs, ils aient tous ces principes pour base immuable, et pour objet premier fondamental inaltérable de faire à l'humanité le plus de bien possible, dans le sens le plus étendu que l'esprit peut concevoir.
Ce plan, tout vaste qu'il est, n'a rien qui doive ni qui puisse effrayer. Il n'exige absolument que cette pureté d'intention C cet amour du bien que tous les régimes s'accordent à supposer e qui doivent nous caractériser tous. Malheur à celui dont le coeur desséché et corrompu ne goûterait pas des principes aussi satisfaisants, il n'est en aucune manière digne de nous appartenir, nous devons le repousser s'il se présente, ou l'éloigner de nos temples s'il les habite.
D'ailleurs ce plan, n'ayant rien d'uniforme que les principes de vertu qui en font la base, s'accommode naturellement dans ses détails à tous les systèmes honnêtes, à tous les talents, à tous les moyens, à toutes les localités, à toutes les circonstances. Est-il en effet une seule vertu extérieure qui puisse trouver autant d'aliments, autant d'occasions de se manifester, qui soit susceptible d'une aussi grande diversité d'applications Puisqu'il n'est pas un seul instant de la vie où elle ne puisse s'exercer et que, quelqu'active qu'elle puisse être, le nombre infini des besoins de l'humanité, sans cesse renaissants, sera toujours infiniment plus grand que celui des secours que notre faiblesse nous permet de leur opposer. Une correspondance exacte et fraternelle dont le Chef général de l’Ordre soit le centre et les archives provinciales et priorales le dépôt, doit suffire pour conserver l'ensemble, et la pureté des principes, mettre toutes les Parties de l’Ordre à même de jouir de tous les biens divers qui doivent s'opérer dans tous les lieux où il étendra ses bienfaits, et d'y participer au moins par leurs applaudissements et leurs désirs, s'ils ne le peuvent par leurs actes mêmes.
[A suivre]