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CODES
DE 1778
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Le Code des Loges Réunies et Rectifiées de France
et le Code des Règlements généraux de l'Ordre des Chevaliers
Bienfaisants de la Cité Sainte précédés d'une
Introduction énonçant des principes fondamentaux est
toujours aujourd'hui la seule et unique Constitution officielle de
Régime Ecossais Rectifié ratifié au Convent des Gaules réuni à Lyon en
1778.Ce diptyque témoigne du soucis qu' eurent les réformateurs
de Lyon d' établir des structures administratives mais aussi un mode
de fonctionnement fondés sur une morale toujours plus épurée
conforme aux vertus chrétienne.
Ces codes firent l'objet en 1992 d'une édition fac simile de
J.J. PRODUCTIONS pour le compte du G.P.D.G. tirée à deux
cent exemplaires numérotés.
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Depuis le G.P.D.G. a
eu la chance d' acquérir un exemplaire des Codes originaux sous
couverture d'attente comportant un certain nombre de corrections
manuscrites et une "table des objets traités dans le Code National de
1778" également manuscrite et adjointe au Code Général.
En 2005, les
Editions du Simorgh, qui travaillent en étroite
collaboration intellectuelle avec le Grand Prieuré des Gaules, ont
édité à nouveau ce volume conforme à l'original que l'on peut
commander à l'adresse suivante:
publications@gpdg.org |
Introduction
au Code
Maçonnique
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I N T R O D U C T I O N.
==========
N UL
ordre, nulle société ne peut exister sans lois. L'exécution de ces lois assure
la prospérité de la société ; leur oubli ou leur infraction en amène la
décadence & la ruine.
LA sagesse de celles qui dirigent l' Ordre
Maçonnique, aussi respectable par son ancienneté que par son utilité, l'a fait
triompher du temps & de ses adversaires, malgré les atteintes que lui ont
portées quelques-uns de ses membres , soit par leurs vices personnels , soit par
les abus multipliés, qu'ils ont tâché d'y introduire. S'il a perdu de son
ancienne splendeur dans quelques contrées de l'Europe c' est à ces membres
corrompus qu'il faut l' attribuer, le vulgaire ayant injustement rendu
réversible sur le corps entier ce qui le scandalisait dans des individus, qui ,
malgré le beau nom dont ils se paraient étaient cependant tout-à-fait étrangers
à l' Ordre Maçonnique. Mais les mêmes vertus , qui l'ont préservé , peuvent
encore lui rendre toute fa gloire , & même il n'a jamais cessé d' en jouir dans
les lieux où la pratique. de ces vertus a été la base de tous ses travaux.
ON ne peut cependant se dissimuler,
que cette espèce de Maçons qui prétendent avoir acquis ce titre par la cérémonie
de leur réception , quelque irrégulière qu'elle ait été, se sont multipliés
considérablement dans certaines contrées, où il se trouvait peu ou point d'
établissements réguliers ; ignorant les véritables lois de l' Ordre ils en ont
créées d'arbitraires , qui favorisaient leur ambition & leur cupidité ; ils ont
porté dans ces nouvelles & nombreuses sociétés le goût pour l' indépendance &
pour les plaisirs bruyants que l' Ordre a toujours
condamné , & pour soutenir l'espèce de considération ; qui était nécessaire à
leurs vues intéressées . & qu'ils avaient surpris par les dehors mystérieux
d'une fausse science, ils ont surchargé leurs cérémonies de nouvelles
productions toujours plus chimériques & plus absurdes les unes que les autres, &
dont le plus grand nombre des Maçons a été longtemps la dupe.
MAIS tandis que l' erreur
multipliait ainsi les prosélytes, les vrais Maçons plus circonspects dans leur
marche & plus difficiles dans leur choix faisaient des progrès lents mais
assurés Moins jaloux de captiver la multitude que d'acquérir de dignes Frères ,
ils attendaient en gémissant que le prestige eut cédé , & que reconnaissant l'erreur dans laquelle on avait été
entraîné , on marquât un désir sincère d'entrer dans les vues. légitimes de
l'Ordre & de suivre scrupuleusement les lois, en le dépouillant de tout intérêt
personnel & de tout esprit de domination. Mais dédaignant par principe ces
grands moyens, qui assujettissent les volontés ils ne devaient attendre cette
importante révolution que du temps & de la disposition libre des esprits.
CEPENDANT quelques Maçons plus
zélés qu' éclairés mais trop judicieux pour se nourrir longtemps de chimères, &
lassés d'une anarchie dont ils sentaient le vice, firent des efforts pour se
soustraire à un joug aussi avilissant. Des Loges entières dans diverses
contrées, sentant la nécessité d'un centre commun dépositaire d' une autorité
législative se réunirent & coopérèrent à la formation de divers grands Orients.
C’était déjà de leur part un grand pas vers la lumière mais à défaut d'en
connaître le vrai point central & le dépôt des lois primitives, elles
suppléèrent au régime fondamental par des régimes arbitraires
particuliers ou nationaux, & par les lois qui ont pu s'y adapter. Elles ont
eu le mérite d' opposer un frein à la licence destructive, qui dominait partout, mais ne tenant
point à la chaîne générale , elles ont rompu l'unité en variant les systèmes.
DES Maçons de diverses contrées de
France , convaincus que la prospérité & la stabilité de l'Ordre Maçonnique
dépendaient entièrement du rétablissement de cette unité primitive., ne trouvant
point chez ceux , qui ont voulu se l'approprier , les signes , qui doivent la
caractériser, enhardis dans leurs recherches par ce qu'ils avoient appris sur
l'ancienneté de l' Ordre des Franc-maçons, fondé sur la tradition la plus
constante , sont enfin parvenus à en découvrir le berceau ; avec du zèle & de la
persévérance ils ont surmonté tous les obstacles & en participant aux avantages
d'une administration sage & éclairée , ils ont eu le bonheur de retrouver les
traces précieuses de l'ancienneté & du but de la Maçonnerie.
UNE autre erreur bien commune &
bien dangereuse enfantée dans ces temps de troubles & d'anarchie que nous
déplorons , & accréditée depuis par l' usage . consistait à regarder les fonds
d'une Loge , provenant des réceptions, comme lui appartenant en propre , sans
reddition de compte à
ses supérieurs ; de-là la multitude de Loges formées sans constitutions légales
pour favoriser la cupidité de quelques prétendus maîtres & de ceux, avec qui ils
voulaient bien partager les produits de leur trafic. De-là encore ces dépenses
énormes employées en banquets trop somptueux, & en futiles & magnifiques
décorations qui n'étant plus surveillées ont absorbé des fonds, dont la
destination était bien plus précieuse , & ont été comme autant de larcins faits
aux vues de bienfaisance qui caractérisent l'Ordre, & qui devaient le rendre.
respectable aux yeux des profanes.
IL était toutefois aisé , en
réfléchissant sans intérêt personnel d' après les principes d' une raison
éclairée, de reconnaître que les Loges ne font que des sociétés particulières, subordonnées à
la société générale, qui leur, donne l' existence & les pouvoirs nécessaires
pour la représenter dans cette partie d'autorité qu'elle leur confie; que cette
autorité partielle émane de celle qui réside essentiellement dans le centre
commun & général de l'Ordre, représenté, par ces Corps préposés à l'
administration générale & particulière des différents districts & au maintien &
à l'exécution de ses lois; qu'aucune d'elles ne peut exister régulièrement, que
par un consentement exprès des chefs légitimes de l'Ordre, constaté par la
patente de constitution qu'ils lui donnent à la charge de se conformer aux lois
statuts & règlements de l'Ordre, sans laquelle tous les actes de la Loge
seraient nuls & clandestins, & les rétributions qu'elle exigerait, une véritable
concussion; qu'en vertu de cette constitution, la, Loge
acquiert à la vérité la faculté & le pouvoir de recevoir légitimement au nom de
l'Ordre dans les quatre grades maçonniques, & de percevoir les rétributions
prescrites , mais que le produit de ces rétributions appartient proprement à
l'Ordre en général, vu que les Loges n'agissent, & ne peuvent agir – qu’ en
vertu des pouvoirs qu' elles en ont reçus.
IL s' enfuit
que l'Ordre , devant pourvoir au bien-être de tous ses établissements doit céder
aux Loges sur ce produit tout ce qui est nécessaire à leur entretien, & un
excédent, qui puisse les mettre en état, par une sage économie, de remplir d'une
manière satisfaisante & solide les vues bienfaisantes de l' institut ; mais
qu'il peut & doit s'en réserver une portion, pour l' exécution des mêmes projets
pour l’Ordre en général , & pour subvenir aux frais considérables dune
administration aussi étendue qu'elle est importante., Cette manière de voir plus
sage & plus vraie, en prévenant les déprédations & les dépenses inutiles & immodérées, aurait produit en France
les effets les plus salutaires, & aurait rendu l'Ordre des Maçons aussi
respectable aux yeux du vulgaire qu'il a été avili par les abus. Pour s'en
convaincre, il ne faut que jeter les yeux sur les contrées du nord
de l'Europe, où l'esprit de l’ institut s'est mieux conservé . On verra avec
autant de plaisir que de surprise les immenses secours , que les Directoires ont procuré dans toutes
les circonstances calamiteuses, & les établissements patriotiques qu'ils y ont
formé pour le soulagement de l'humanité. Pourquoi donc les Maçons français aussi
compatissants & généreux qu' aucun autre peuple de l’ Europe, ne
s'empresseraient-ils pas d'imiter de si grands exemples, en s'unissant à un
régime si utile & si satisfaisant, surtout lorsqu'ils auront la certitude , que
le dépôt des produits & son emploi est rigoureusement surveillé & administré
avec sagesse. C'est ce dont ils vont être instruits par le précis du
gouvernement général & particulier de l'Ordre.

PRÉCIS
Du gouvernement général de l’Ordre
des
Franc- maçons, d’après les lois
fondamentales
, observées dans le
régime réformé & rectifié
L’
ORDRE entier de la Franc - maçonnerie rectifiée est gouverné par un
Grand- Maître général, par des grands - Maîtres nationaux &
Administrateurs provinciaux, & par des Directoires Écossais & des
grandes Loges Écossaises, qui ont sous leur inspection ou tout l’ Ordre en
entier, ou une nation, ou une province, ou un district, ou un département
particulier.
CHAQUE Grande Loge
Écossaise est composée d’un Chef ou Président , des officiers
nécessaires à la régie de son département & des Députés – Maîtres, qui y sont
compris, & qui sont chargés d’inspecter chacun les Loges de son arrondissement
particulier, & d’en rendre compte à la grande Loge Écossaise.
CHAQUE
Directoire Écossais est composé de son Président , des représentants des
Grandes Loges Écossaises, & des officiers nécessaires à l’administration de son
district.
LES grands Directoires
provinciaux sont composés d’un Administrateur général, d’un visiteur, d’un
chancelier, & des Représentants des Directoires & Grandes Loges Écossaises.
LE
grand Directoire national enfin est présidé par le Grand – Maître national ,
comme chef principal de la nation, des administrateurs provinciaux, des
présidents des Directoires, & des conseillers & officiers nécessaires pour sa
régie & pour son administration.
PAR le moyen de l’ ordre ainsi établi,
les Loges & établissements inférieurs sont régulièrement représentés dans les
corps supérieurs, & concourent à tous les actes qui en émanent. L’autorité
réside dans tout l’ Ordre assemblé régulièrement en Convent général. Les
Convents nationaux & provinciaux peuvent fixer la législation particulière
d’une nation ou province, en tant qu’elle n’est pas contraire aux lois générales
de l’Ordre.
LES causes
litigieuses maçonniques sont jugées en première instance par le Comité Écossais
de chaque Loge , présidé par le Vénérable Maître. De –là elles peuvent être
portées par appel à la grande Loge Écossaise ; de là au Directoire Écossais, &
enfin en dernier ressort au grand Directoire national, mais sans effet
suspensif.
LES objets de finance, qui regardent
la Loge, sont discutés dans le Comité Écossais, & ensuite communiqués à la Loge
entière, & les comptes sont visés par le Député- Maître & envoyés à la grande
Loge Écossaise, pour y être examinés. On ne peut disposer des fonds d’une Loge
qu’avec le consentement de ses membres. La même chose a lieu pour les caisses
des établissement supérieurs.
C’est d’après ces principes, que sont
rédigés les Règlements généraux à l’usage des Loges réunies ; Règlements qui
sont d’autant plus à la convenance de chacun, que tout engagement dans quelque
classe ou établissement de l’Ordre que ce soit, admet & autorise de droit les
réserves de ce qu’on doit au Souverain, au gouvernement, à la religion qu’on
professe, & aux devoirs particuliers de l’état qu’on a embrassé.
TOUT Frère, reçu dans une Loge rectifiée, ou
affilié à ses travaux, est tenu de signer ce Code Maçonnique, & de promettre de
s’y conformer & de concourir à en maintenir l’exécution. Il est permis cependant
à chaque Loge de faire des Règlements particuliers sur ce qui dépend de son
local, pourvu qu’ils ne soient pas contraires à ces Règlements généraux & qu’ils
soient approuvés par la grande Loge Écossaise, ou par le Directoire Écossais
dont elles dépendent. Ils seront joints alors aux premiers, & signés de tous les
Frères de la Loge.
ON trouvera placé en tête de ces
règlements généraux les qualités qu’on exige dans le Franc- maçon, membre d’une
Loge réunie, les devoirs moraux qui lui sont imposés, les soins que prennent les
Loges rectifiées pour la conduire & le bien-être de leurs membres, & l’esprit de
fraternité & la liaison intime entre les Frères, qui caractérisent les Loges
réunies & rectifiées.
Des qualités & des devoirs d’un
vrai Franc- Maçon
L E
premier engagement du Franc -maçon en entrant dans l’Ordre, est d’observer
fidèlement ses devoirs envers Dieu, son Roi, sa patrie, ses Frères & soi –
même. Il ne le prête après qu’on s’est assuré du respect qu’il porte à la
Divinité, & de l’importance qu’il attache aux devoirs de l’honnête- homme . La
cérémonie de sa réception, tout ce qu’il voit & entend, lui prouve que tous
les Frères sont pénétrés de l’amour du bien. Tous se sont engagés par les
promesses les plus saintes, d’aimer & de pratiquer la vertu, de se vouer à la
charité & à la bienfaisance, & de respecter les liens, qui les unissent
l’Ordre & à leurs Frères.
LES temps sont passé où,
méconnaissant l’esprit de la vraie Franc-maçonnerie, on n’a jugé du mérite
d’un candidat que par l’augmentation des fonds ; où l’obligation maçonnique
n’était qu’un jeu de mots, & les cérémonies de réception qu’un amusement
puéril & souvent indécent ; ces temps, où l’on rougissait en public de ce
qu’on approuvait en Loge, a où l’on craignait de rencontrer dans la société
civile un homme, qu’on venait d’embrasser comme Frère. Ils sont passés ces
temps malheureux, la honte de la maçonnerie, & nous tirerons le rideau sur des
abus, auxquels une sage réforme a porté remède.
FIDÈLE aux lois primitives de
l’Ordre, la Franc-maçonnerie d’après le régime réformé & rectifié, exige dans
le candidat un désir sincère de devenir meilleur & d’appartenir à un Ordre,
qui ne se montre au dehors que par des bienfaits, & qui compte parmi ses
membres ce qu’il y a de plus respectable dans la société civile. On fait des
perquisitions exactes sur son caractère, ses principes & ses mœurs, & on
s’informe soigneusement, si son cœur est ouvert aux cris des malheureux, &
s’il fait aimer & apprécier les douceurs de l’amitié. Si on n’a pas proscrit
toute perception pécuniaire, c’est qu’on a vu, qu »en renonçant à tout objet
d’économie& de finance, on se priverait de la principale ressource pour faire
le bien. Il suffit qu’on soit persuadé, que l’argent qu’on donne est
administré avec sagesse & employé utilement. C’est mériter la reconnaissance
d’un homme bien né que se servir des moyens qu’il offre pour faire des actes
de bienfaisance.
LES Loges réunies & rectifiées
regardent donc les mœurs avec raison comme un objet important & digne de toute
leur attention. C’est surtout à l’égard des jeunes Maçons que cette attention
se manifeste. Dès qu’un homme a été jugé digne d’être associé aux travaux
maçonniques, il est sûr de trouver dans ses frères des guides sages &
prudents ; tous les yeux sont ouverts sur sa conduite. On le reprend avec
douceur, lorsqu’ il tombe dans quelque faute , il est ramené quand il a le
malheur de s’égarer, il est soutenu dans ses entreprises difficiles, on lui
témoigne hors de la Loge comme dans son enceinte les égards dus à son mérite ;
quelles que puissent être les barrières que la fortune ou la distance des
états aient mis entre eux. Si des exhortations secrètes & fraternelles ne
suffisent pas pour ramener un jeune Maçon qui s’est égaré, on a recours à des
moyens plus efficaces ; on le suspend d’un certain nombre d’assemblées, ou on
l’exclut totalement. Car l’indulgence serait déplacée & même criminelle dans
les cas, où elle compromettrait la réputation d’un Ordre, qui a le pus grand
intérêt à la conserver intacte. En pareil cas le jugement d’exclusion ou de
longue suspension doit être notifiées à toutes les Loges réunies & rectifiées,
non seulement pour qu’elles s’y conforment, mais aussi pour soutenir par cet
acte de rigueur & d’éclat la vertu chancelante des faibles. Mais on ne doit
punir que pour corriger. Si donc un tel frère revenait à lui & changeait de
conduite, la Loge s’empressera de le réhabiliter, avec la même publicité,
qu’elle avait donné à son inconduite.
C’
EST en veillant religieusement sur la discipline maçonnique & en pratiquant
scrupuleusement les vertus que l’Ordre enseigne, qu’on réussira à déraciner
entièrement les préjugés du vulgaire contre notre Institut, & qu’on rassurera
tous les hommes sur le genre & l’objet de nos travaux. Un père éclairé, une
mère tendre désireront le moment qu’ils redoutaient jusqu’ici, celui qui
ouvrira à leurs enfants les portes de notre temple. On s’accoutumera à
regarder nos Loges comme des écoles de bienfaisance, & on envisagera la
réception d’un homme, comme le garant de son mérite.
LES voyageurs, séparés de leurs
amis, ont plus besoin que d’autres de l’ attention & des soins paternels des
Loges. L’on ne se contente donc pas de les pourvoir de certificats ; on les
recommande spécialement à l’amitié & à la bienfaisance des Loges & des
frères, qui les composent, & les prie de remplacer auprès d’eux les frères
qu’ils viennent de quitter, de les aider de leur conseil & de leur crédit, &
de les secourir dans le besoin en les assurant de la réciprocité la plus
parfaite.
CES
soins bienfaisants, imposés comme devoirs stricts & indispensables, deviennent
pour les vrais Franc - Maçons des sentiments nécessaires à leur bonheur ;
indépendamment de l’estime publique, la pratique des vertus procure des
jouissances vraies & durables à ceux, qui les remplissent fidèlement. C’est en
aimant qu’on se fait aimer, & ce n’est que quand on inspire ce sentiment, que
l’exemple des vertus qu’on donne, produit des effets salutaires & durables.
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Nous proposons ici un sommaire constitué de
l'ensemble des notes écrites en marge des seize chapitres, accompagné de
quelques extraits significatifs. Les deux Codes de 1778 ont fait l' objet en 1994, d'une publication pour le compte du Grand Prieuré des Gaules (
par J.J. PRODUCTIONS ) de la reproduction à l'identique de l'édition originale de
1782 - tirée à deux cents exemplaires - dont cent furent numérotés.
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RÉGIME ÉCOSSAIS
& RECTIFIÉ
CODE
MAÇONNIQUE
DES LOGES
RÉUNIES & RECTIFIÉES
DE FRANCE
Tel qu’il a été approuvé par les Députés
des Directoires de France au Convent
National de Lyon en 5778

CHAPITRE PREMIER
Du Grand Directoire national.
-
Sa
composition
-
Il est le
dernier Tribunal maçonnique
-
Du grand
Chancelier national
CHAPITRE II.
Des Directoires
Écossais.
-
Du droit de
constituer & de patenter les Loges
-
Du Visiteur
du Directoire Écossais
-
Du
Chancelier du Directoire Écossais
CHAPITRE III.
Des grandes Loges Écossaises.
-
Patentes de
constitution.
-
Du Visiteur
de la grande Loge Écossaise. Installation de nouvelles Loges.
-
Visites
ordinaires . Extraordinaires.
-
Du
Chancelier de la grande Loge Écossaise.
-
Du droit de
conférer les Grades maçonniques.
CHAPITRE IV
Des Loges réunies & rectifiées.
-
Qu’est-ce
qu’une Loge réunie ?
-
Qu’est-ce
qu’une Loge fondée & rectifiée ?
-
Correspondance avec les autres Loges.
-
Traité
d’Union avec le grand Orient de France.
-
Du
gouvernement des Loges
-
Assemblée
générale de plusieurs Loges
-
Dissolution
d’une Loge.
CHAPITRE V.
Du Député –Maître
-
Ce que
c’est.
-
De son
Représentant.
-
Il préside
aux réunions du quatrième grade,& aux assemblées de plusieurs Loges.
-
Sa place
-
Il est le
conseiller de la Loge.
-
Sa présence
est nécessaire aux élections.
-
Son droit de
suspension.
CHAPITRE VI.
Du Comité Écossais de la Loge.
-
Nécessité
d’un Comité d’administration.
-
Sa
composition.
-
De ses
registres & officiers .
-
Objets de
ses travaux.
-
Droit de la
Loge de réformer ses décisions.
-
De ceux qui
ont voix délibérative.
-
Présentation
des sujets pour les élections.
CHAPITRE VII.
Des accusations & punitions, &
Du Comité de conciliation.
-
Décence dans
les travaux.
-
Des
accusations.
-
De la
manière de les juger.
-
De
l’insubordination.
-
Des
punitions.
-
Comité de
conciliation.
-
Sa
composition.
-
Ses droits.
-
Appel.
-
Des
différences entre Loges.
CHAPITRE VIII.
Du Vénérable - Maître.
-
Du Vénérable
- Maître.
-
De ses
qualités.
-
Son élection
dans une Loge nouvellement fondée ou rectifiée, & son Installation.
-
Son élection
dans les autres Loges .Voyez le Chap. du Comité Écossais.
-
Ses devoirs.
-
Droit de
voter.
CHAPITRE IX.
Des Surveillants & autres officiers
De la Loge.
-
Des
officiers de la Loge en général.
-
Des
Surveillants.
-
De
l’Orateur.
-
Du
Secrétaire.
-
Du
Trésorier.
-
De
l’Éléémosinaire.
L’ÉLÉÉMOSINAIRE est chargé de
recevoir l’offrande volontaire des nouveaux reçus, de présenter le tronc des
aumônes à tous les Frères à chaque assemblée, de même que pour les quêtes
extraordinaires, de retirer du Frère Économe tout ce qu’il aura pu réserver sur
chaque banquet. Le produit de tous ces objets est exclusivement réservé pour les
aumônes, & l’état de cette caisse sera présenté tous les trois mois à la Loge,
pour y être visé & arrêté. Le tronc aura deux clefs, dont il faudra la réunion
pour l’ouvrir ; l’une sera entre les mains du Vénérable Maître, & l’autre
restera à l’ÉLéémosinaire, qui ne pourra en rien retirer sans le consentement du
Vénérable Maître & même des Surveillants, si l’objet est considérable. Il sera
en outre l’infirmier né de la Loge, & tenu en cette qualité de s’informer des
Frères malades & de les visiter, de leur procurer les secours dont ils auraient
besoin, & de leur rendre en général tous les services que l ’amitié, la
fraternité & l’humanité pourront lui dicter. Si un cas particulier l’exige, on
pourra à sa réquisition lui adjoindre quelqu’autre Frère de la Loge. C’est l’
Éléémosinaire encore, qui est chargé spécialement de veiller à la conduite des
Frères & de faire des informations sur la vie & mœurs des candidats, proposés
pour être reçus, & d’en rendre compte au Comité Écossais & même de la Loge, si
la prudence le permet.
-
Du Maître
des cérémonies. Voyez le chapitre des Frères Visiteurs.
-
De
l’Économe.
-
Adjoints.
CHAPITRE X.
Des Grades maçonniques.
-
Quatre
grades.
-
Droit de les
conférer.
-
Intervalles.
-
Distinctions
extérieures.
-
Qualités
d’un candidat pour le premier grade
AUCUN profane ne peut être reçu Franc - Maçon,
s’il ne professe la religion chrétienne, s’il n’a pas l’âge de 21 ans, à moins
qu’il soit fils de Maçon, ou muni de dispenses ; & s’il n’est né de parents
libres.
-
Manière de
le proposer
-
Promotion
aux autres grades.
-
Défense de
recevoir des grades hors de la Loge.
-
Devoirs des
apprentis & compagnons.
-
Quatrième
grade.
-
Communications des grades supérieurs des autres régimes.
-
Marques
distinctives des Écossais.
-
Des Frères
servants ou Gardes de la Loge.
CHAPITRE XI.
Des scrutins & de la manière de
Les tenir.
-
Du scrutin
en général
-
Différences
espèces de scrutins.
-
Pluralité.
-
Unanimité
(dans tous les cas de dispense.)
-
Dans les
réceptions.
CHAPITRE XII.
Des Membres de la Loge.
-
Des membres
ordinaires.
-
Des associés
libres
-
Des membres
honoraires.
-
Des Frères
amateurs.
-
Des Frères
Gardes de la Loge.
-
Tableau de
la Loge
-
Affiliation
d’un Fr.
-
Défense de
s’agréger sans permission.
-
Devoir d’un
Frère, qui veut quitter une Loge.
CHAPITRE XIII
Plan économique de la Loge.
-
Quotité
annuelle
-
Des membres
ordinaires.
-
Des associés
libres.
-
Taxe des
grades.
-
De l’Écu
d’Ordre.
-
Réserve de
la Grande Loge Écossaise.
-
Produit des
Patentes.
-
Aumônes.
-
L’état des
caisses doit être envoyé tous les ans à la Grande Loge Écossaise & au Directoire
Écossais.
CHAPITRE XIV
Des Frères Visiteurs.
-
Places des
Visiteurs d’autres Régimes. Voyez le chapitre des grades maçonniques.
-
Place des
Visiteurs du régime réformé & rectifié.
-
Voyez le
chapitre des officiers de la Loge à l’article du Secrétaire.
CHAPITRE XV.
Des Banquets & Fêtes.
-
Banquets
ordinaires.
-
Quotité
fixée invariablement.
-
Trois Fêtes.
-
Renouvellement de l’Ordre.
-
St. Jean
d’hiver.
-
St. Jean
Baptiste.
CHAPITRE XVI.
De la Police intérieure de la Loge.
-
Livres de
compte.
-
Silence à
observer.
-
Défense de
parler sans permission, ou d’interrompre celui qui parle.
-
Ouverture du
travail si le Vénérable tarde à venir.
-
Défense de
ne rien communiquer à un Frère absent.
-
Négligence
punie.
-
Quittances
nécessaires pour avancer en grade .
-
Des Frères
qui viennent trop tard.
-
De voir
d’apprendre les cahiers par cœur.
-
Défense
d’avoir ces cahiers en sa disposition, ou de les communiquer.
-
Des Frères
voyageurs.
-
Quête
régulière à chaque assemblée.
-
Tableaux des
membres du Directoire E. & de la grande Loge E.
-
Visites à
faire aux Frères malades
EN cas de maladie d’un Frère, on ne se reposera
pas sur le seul F. Éléémosinaire du soin de le visite , tous ceux, qui en auront
le loisir, lui rendront les devoirs de l’amitié maçonnique dans ces moments, où
le vulgaire n’en connaît plus. Ils s’informeront cependant auparavant, si les
visites n’incommodent pas le malade ou causent
quelque gêne ou dérangement dans les soins que sa maladie exige.
-
Service
maçonnique en cas de mort d’un Frère.
-
Députations
maçonniques.
-
Présents de
noces pour un Frère qui se marie.
-
Médaille de
la Loge.
-
Bijou
d’Écossais.
-
Bijoux des
charges & dignités de la Loge.
FIN.

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Nous proposons ici un sommaire
constitué de l' énoncé des articles et chapitres qui
constituent les neuf
Titres de
ce Code , ainsi que
quelques extraits significatifs . |
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RÉGIME ÉCOSSAIS
& RECTIFIÉ
CODE
G
É N É R A L
DES RÈGLEMENTS
DE L' ORDRE
des Chevaliers Bienfaisants
DE
LA
C. S.
Arrêté au Convent National des Gaules tenu
en Novembre 465. /1778.
____________
Des différentes Classes
de l'Ordre
& des qualités requises
pour y
être reçu
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A R T I
C L E I.
Différentes
Classes de l'Ordre.
________
L
' ORDRE
des Chevaliers bienfaisants de la C.
S. ramené par la réforme à son but primitif, qui n'est autre que le soulagement
de l'humanité, au service de laquelle il est voué, s'occupe de tous les moyens
propres à y atteindre, discute des idées utiles, & se sert de la réunion des
forces individuelles pour les réaliser & les exécuter avec plus de
facilité.....
_____________
A R T I
C L E II.
Des qualités requises pour
être reçu.
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A R T I
C L E III.
Des Compagnons d'armes.
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Titre
2.
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Des
Devoirs des Frères.
______
....LA pureté des mœurs
peut seule préserver notre Ordre de la corruption & de la décadence, où sont
tombées la plupart des institutions humaines. Fondé sur l'amour de la religion,
des mœurs & d'une bienfaisance épurée par les motifs qui la dictent, l'Ordre ne
peut conserver dans son sein des gens, qui la déshonoreraient par des actions
malhonnêtes. le conseil privé, dont on reparlera plus bas, & principalement le
Prieur du clergé, veillent à la conservation des mœurs, & requièrent d'office
contre tous ceux, qui donnent du scandale & compromettent l'Ordre par leurs
principes ou leurs actions......
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Titre
3.
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Composition de l'Ordre
en général
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L
' ORDRE
des Chevaliers Bienfaisants de la C.
S. est divisé en 9 provinces. Arragon, Auvergne, Occitanie, Léon, Bourgogne,
Grande Bretagne, Allemagne inférieure entre l'Elbe & l'Oder, haute Allemagne &
Italie, Grèce & Archipel.
LES
armes de l'Ordre sont deux cavaliers sur un même cheval dans un écusson écartelé
de la croix de l'Ordre.
CHAQUE province a dans ses armes un
caractère distinctif & chacun des Maîtres provinciaux possède une des grandes
charges de l'Ordre.....
LE Maître provincial d'
Auvergne était grand Maréchal de la cavalerie; les armes de la province sont un
cavalier cuirassé, portant une lance élevée en champ de gueules avec
l'inscription : qui cupit.
CELUI d'Occitanie grand Amiral,
galère d'argent en champ de gueules avec l'inscription : prospero motu.....
LA Bourgogne a pour ses armes
une tête de mort d'argent en champ de gueules avec l'inscription: mors omnia
aequat ; son Maître provincial est grand Trésorier de l'Ordre.
LES provinces réformées d'après le
nouveau rite, sont divisées en grands Prieurés....Chaque Prieuré est divisé en
Préfectures....
CHAQUE
Préfecture est composée
de neuf Commanderies ; il suffit cependant que trois d'elles soient en activité
pour que la Préfecture puisse opérer légalement.
LES Loges maçonniques sont le séminaire des sujets
destinés au St. Ordre, & sont mises sous l'autorité d'un Commandeur, qui en est
le Chef titulaire & inamovible.
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Titre
4.
_____________
Gouvernement
général de l'Ordre
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A R T .
I.
Nature du Gouvernement.
________
A R T .
II.
Convent général.
________
A R T .
III.
Grand - Maître général.
___________________
Titre
5.
_____________
Gouvernement
National de l'Ordre .
____________
A R T .
I.
Convent National.
________
A R T .
II.
Grand - Maître National.
________
A R T .
III.
Conseil d'administration
nationale.
____________________
Titre
6.
_____________
Gouvernement
Provincial .
____________
A R T .
I.
Des Chapitres provinciaux.
________
A R T .
II.
Du Maître Provincial.
________
A R T .
III.
Convent National du
Visiteur général de la Province.
________
A R T .
VI.
Du Chancelier de la
Province.
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A R T .
V.
Conseillers d' Honneur.
________
A R T .
VI.
Comité d'Administration.
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Titre
7.
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Gouvernement
Prioral .
____________
§. 1.
L E Chapitre Prioral
est l'assemblée des représentants des Préfectures réunies, sous l'autorité du
Grand - Prieur. Quand six Préfectures sont en activité, il est composé de neuf
personnes. Le Grand - Prieur, les six Préfets, le Visiteur & le Chancelier du
Prieuré.
§. 2.
IL se tient régulièrement vers Pâques,
au chef- lieu du Prieuré.
§. 3.
L'AVIS motivé sur l'érection , ou la
translation de nouvelles Préfectures, le jugement des instances dévolues par
l'appel des Chapitres préfecturaux à ce tribunal; ainsi que la constitution de
toutes les Loges symboliques, & la définition de toutes les instances
maçonniques, dont on ne peut interjeter appel qu'au Grand Directoire national,
appartiennent aux Prieurés, qui prennent pour titre ostensible le nom de
Directoire Écossais.
§. 4.
( le Grand prieur )
§. 5.
( son élection )
§. 6.
( le Visiteur du Prieuré )
§. 7.
( le Chancelier Prioral )
§. 8.
( frais )
§. 9.
( les patentes )
§. 10.
( conseillers d' honneur )
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Titre
8.
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CHAPITRE I.
DES PREFECTURES .
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A R T .
I.
Composition des Chapitres
Préfecturaux.
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A R T .
II.
Du Préfet.
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A R T .
III.
Du Doyen du Chapitre.
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A R T .
IV.
Du Prieur Ecclésiastique.
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A R T .
V.
Du Senior du Chapitre.
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A R T .
VI.
Du Chancelier Préfectural.
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A R T .
VII.
Du Trésorier.
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A R T .& | |