Régime Écossais Rectifié : le temple


Le Régime écossais rectifié : Rapport avec l’Ordre du Temple

Selon les décisions prises au convent des Gaules et confirmés au convent de Wilhelmsbad, le régime écossais rectifié, se démarquant ainsi de la Stricte Observance, avait renoncé à une filiation historique avec l’Ordre du Temple, tout en conservant avec lui une filiation spirituelle, illustrée par l’adoption, au même convent, de la dénomination « chevaliers bienfaisants de la cité sainte », de façon à faire référence aux « pauvres chevaliers du Christ » des origines, et non à l’Ordre riche et puissant que leurs successeurs étaient devenus dans la suite des temps.

Une filiation spirituelle

De par sa filiation spirituelle, le régime écossais rectifié revendique, tout comme l’ordre du Temple, la double qualité chevaleresque et religieuse. Cette double qualité, qui apparaît déjà en filigrane dans les grades maçonniques et est conférée en plénitude par l’armement, est à mettre en oeuvre dans un monde qui n’est plus ni celui du XIIè siècle ni celui du XVIIIe siècle, mais pourtant par des moyens dont la nature essentielle reste immuable puisqu’ils consistent en la mise en pratique quotidienne et universelle des vertus théologales de foi, d’espérance et de charité. Cela s’exprime dans les devoirs imposés, non seulement au C.B.C.S., mais aussi au maçon rectifié, dès le grade d’apprenti, de la défense de la sainte religion chrétienne et de l’exercice de la bienfaisance envers tous et particulièrement envers les plus faibles et les plus démunis.

A ses débuts, le Régime avait repris, moyennant adaptations décidées au convent des Gaules, puis au convent de Wilhelmsbad, la division administrative que la Stricte Observance avait reconstituée d’après celle de l’ancien Ordre du Temple. Selon cette division, le territoire français était réparti en trois provinces : la IIème province, d’Auvergne, avec pour chef-lieu : Lyon ; la IIIème province, d’Occitanie, avec pour chef-lieu Bordeaux ; la Vème province, de Bourgogne, chef-lieu Strasbourg.

Une double qualité chevaleresque et religieuse

Lors du réveil du Régime en France en 1935 sous la forme du Grand Prieuré des Gaules, celui-ci se considéra comme l’héritier de la province d’Auvergne dont il reprit les armes et la devise. Mais il était aussi détenteur des droits des deux autres provinces de langue française, celle d’Occitanie et celle de Bourgogne. Notons ce que dit la Constitution du Grand Prieuré des Gaules au sujet des provinces :
« Tous les Etablissements des Ordres constitutifs du Grand Prieuré des Gaules et des Organismes associés à lui sont répartis sur le territoire national en trois Provinces dénommées, selon la Matricule arrêtée au Convent des Gaules de 1778 pour le Régime Ecossais rectifié :
– Deuxième Province : Auvergne ;
– Troisième Province : Occitanie ;
– Cinquième Province : Bourgogne ;
ceci sans préjudice de nouvelles Provinces qui pourraient être établies ou rétablies hors du territoire national par application de l’article VII du Recès du Convent de Wilhelmsbad en date du 1er septembre 1782.
Les limites territoriales des Provinces sont fixées par le Conseil National. »


Au XVIIIème siècle coexistait une double hiérarchie, dirigée par les mêmes dignitaires mais sous des appellations différentes, de façon à éviter toute confusion entre la classe symbolique ou Ordre maçonnique et l’Ordre chevaleresque. Cette distinction fondamentale subsiste toujours au sein du Régime Écossais Rectifié.

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