Rite Écossais d’Écosse : les rituels

Se posa alors la question des rituels. Nous avions précédemment adopté pour nos travaux en Prieurés de Malte le rituel anglais, légèrement amodié, rituel qui diffère peu du rituel écossais, hormis certains points non dénués d’importance ; néanmoins leur aspect général est très semblable. Il en va tout différemment des rituels du Temple qui n’ont au contraire que très peu de points de ressemblance.
L’Ecosse et l’Angleterre enrichissent le fonds rituel français

Ainsi, et pour ne citer que cet exemple, le rituel écossais comporte un armement, ce qu’ignore absolument le rituel anglais. C’est tellement vrai que, si le candidat a auparavant « reçu les honneurs de la Chevalerie des mains d’un monarque », c’est-à-dire a reçu un ordre d’Etat qui confère le titre de Chevalier, cette cérémonie d’armement n’a pas lieu d’être et est donc omise. Qui plus est, lorsqu’on y procède, certaines particularités cérémonielles ainsi que les formules prononcées sont quasiment identiques à celles de l’armement d’un CBCS. Comme les deux rituels ont été élaborés d’une façon indépendante l’un de l’autre sans qu’aucun ait pu influencer l’autre, tout laisse à penser qu’ils ont une origine commune. Frederick Smyth, l’auteur de Brethren in Chivalry, a avancé l’hypothèse de la Stricte Observance : pourquoi pas ?

Quoi qu’il en fût, il nous fallait un rituel. Pour le Temple, aucune hésitation : nous traduisîmes au mieux le rituel écossais, qu’il s’agisse du rituel de Préceptorie proprement dit, de ceux d’installation d’un Précepteur et de consécration d’une Préceptorie, ou de celui de Grand Chapitre. Mais du coup se posait la question du rituel de Malte, car des discordances, quoique minimes, étaient apparues entre lui et celui du Temple. Nous avons donc pris le parti de garder, par révérence envers ceux de qui nous l’avions reçu, le rituel anglais, mais « écossisé », c’est-à-dire enrichi de certains éléments précieux du rituel écossais, en particulier le développement, spirituellement si riche, sur les Béatitudes.

Là-dessus survint le divorce avec la GLNF, qui à la fois nous imposa le devoir et nous donna la liberté de compléter l’édifice, cette fois par le bas.

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