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 (C) GPDG 2017

 

Éditorial du mois

" Antisémitisme,

 

Aujourd’hui, l’antisémitisme réapparaît. Même s’il y a une réelle étrangeté à être antisémite, c’est-à-dire, à développer une haine contre les sémites – les peuples, issus de Sem, le fils de Noé, parlant aussi bien le chaldéen, le phénicien, l’hébreu, le samaritain, le syriaque, l’arabe…, donc des populations importantes, très diverses et variées – il y a une réalité qui se traduit de nos jours par une violence ostensible exercée envers les seuls juifs.

 

Nous, chrétiens, savons que le Verbe a parlé, et qu’aussitôt la tradition s’est emparée de ce qu’il a dit, pour le transmettre à tous ceux qui ne l’avaient pas entendu.

Pour assurer la vérité de ces Paroles, la Providence les a confiées à des Patriarches, lesquels les ont présentées aux hébreux, c’est-à-dire, aux enfants d’Israël. Puis ces Paroles ont été consignées dans un groupement de Livres : l’ancien Testament.

Pour atteindre l’universalité de son message, Dieu a envoyé alors son Fils au milieu du peuple juif, pour lui parler, le Verbe s’est alors fait chair, pour montrer au monde entier toute sa bonté, tout son amour et sa toute puissance, et lui offrir les conditions de son salut. Les Paroles et les gestes du Fils ont été recueillis par ses disciples pour former le nouveau Testament.

L’ensemble de ces Paroles fixées par l’écriture deviendra la Bible, Livre saint et sacré par excellence, puisque constitué des Paroles de Dieu. Ces deux Testaments ne peuvent exister l’un sans l’autre, ils se suivent naturellement et s’articulent logiquement l’un dans l’autre. Contester cela, c’est contester les décisions de Dieu.

 

Ainsi, Dieu a choisi le peuple juif pour être le dépositaire de l’histoire de notre monde, de la nature de son Créateur, de la chronique de sa création, du récit de la chute de l’homme et de la réalité de l’espérance d’une rédemption. Il a fait de ce peuple un monument vivant pour nous rappeler sans cesse cette mémoire. Puis, il lui y a agrégé un deuxième monument, aussi vivant que le premier : le peuple chrétien, constitué et structuré par l’enseignement du juif Jésus. Ces deux monuments concourent ensemble au même but : nous aider à devenir saints et irrépréhensibles.

 

Nous, maçons chrétiens, à qui il nous est demandé de professer la divine religion du Christ, de conforter le message de la religion chrétienne, et de travailler à retrouver notre nature originelle divine, de qui sommes-nous les héritiers ? Comme chrétiens, nous sommes issus des judéo-chrétiens, ces juifs qui avaient accepté Jésus comme le Messie d’Israël, établissant ainsi une continuité cohérente entre les deux Testaments. Notre filiation se trouve là. Notre histoire s’origine là.

 

Il nous est donc inconcevable de comprendre ces attaques contre les juifs, nos apparentés, tous nos fondements s’y opposent. Et la théorie du bouc émissaire, évoquée ici ou là, ne pourra prouver ni justifier une telle conduite.

 

C’est pourquoi, nous condamnons avec la plus grande fermeté ces agressions et ces violences. "