Les Cahiers verts, numéro 9

Les Cahiers verts sont la revue annuelle d’études symboliques et historiques du Grand Prieuré des Gaules et de sa Grande Loge Réunie et Rectifiée. Ce numéro 9 de la nouvelle série (la première série a démarré en 1970, la deuxième en 2005) regroupe plusieurs planches et études :

La vie de l’Ordre

  • Questions fréquemment posées
  • Miscellanea christianae latomiae
  • Bienfaisance
  • Justification de la science de l’homme chez Willermoz
  • Transmission
  • Willermoz avait-il lu Evagre le Pontique ?
  • Du travail dans l’Ordre intérieur

Études

  • La correspondance secrète et ésotérique du baron de Corberon
  • Le corps et le cœur du maçon rectifié
  • Le Régime Écossais Rectifié est-il dogmatique ?
  • Willermoziana :
    • Éphémérides du Convent de Wilhelmsbad Établies à partir des
    • « Minutes des Protocoles François tenus à l’Assemblée du Convent Général de Wilhelmsbad en 1782 »
  • Recension : Handbook of Freemasonry

Cette livraison des Cahiers verts est disponible depuis octobre 2014. Elle a été expédiée à tous les membres de l’ordre en novembre et décembre 2014. Les personnes, maçons ou non, intéressées par l’acquisition de ce numéro peuvent écrire à : gpdg@gpdg.org

Septembre 2013 : Actualités du Régime écossais rectifié au sein du GPDG

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Le samedi 14 septembre, le Grand Prieur des CBCS a installé dans leurs charges le préfet de Limoges – Poitou – Val de Loire le Révérend Chevalier Christophus  iO Eques a Spei Saltu ainsi que les Révérends Commandeurs ab Ardentibus Virtutibus (Commanderie de Saint Martial en Limousin), a Sincera Fide (Saint Martin de Tours), a Lucis Via (Notre Dame de la Vieille Rose). L’après fut consacré à l’installation des mêmes dans leurs charges de Respectable Député Maître des loges de la Régence :

  • Saint André la Couronne d’Epines à l’orient de Limoges
  • Saint Martin Charité à l’rient de Tours
  • La Massenie du Saint Graal

La loge Justice et Clémence à l’orient de Nantes appartenant à cette même régence avait déjà vu quelques mois plutôt l’installation de son Député Maître Maître, également commandeur de Saint Hermeland.


neustrie

Une cérémonie similaire eut lieu à Paris le 21 septembre :

  • le matin fut installé le nouveau Révérend Préfet de Neustrie, Rogerius  iO Eques a Torre Radiante, et les Révérends Commandeurs a Laborante Manu  (Etoile de Rouvray), a Flammeo Corde (Lutèce), a Vivida Fidelitate (Notre Dame du Temple).
  • l’après midi furent installés les députés maîtres des loges de l’orient de Paris (Bernard de Clairvaux, Camille Savoire, Amitié et Bienfaisance) et de Rouen (Dumus Ardens)

La Règle maçonnique approuvée au Convent de Wilhelmsbad

Rectifié

Chaque société a besoin, pour se maintenir et se développer, de se soumettre à des règles. Certaines règles, telles que les constitutions des états  ou les règlements intérieurs des associations définissent l’organisation interne ou encore les procédures de résolutions de litige par exemple. D’autres règles sont plutôt des « règles de vie » indiquant aux membres comment agir dans certaines circonstances ou face à certaines problématiques, des plus théoriques au plus pratiques.

Parmi les exemples les plus arquant de « règles », on pense d’abord aux règles monastiques apparues en Orient avec les règles de saint Pacôme (+ 346) ou celle de saint Basile (+ 379). Elles furent consolidées, en Occident, à Lérins, par saint Honorat (+ 430) et un peu plus tard par saint Benoît de Nursie (+547)Les règles des ordres monastiques toujours vivants en Occident en sont issues.

Qu’en est-il de la Franc-maçonnerie qui n’est ni ordre monastique ni ordre chevaleresque au sens strict du terme ? En tant que société organisée, la Franc-maçonnerie s’est très tôt dotée de règlements : ce furent les fameuses « Constitutions d’Anderson » écrites et traduites dans les années 1720 – 1730. Le Régime rectifié a cela de particulier qu’il chercha à mener une « rectification » de la Franc-maçonnerie en plein XVIIIe siècle. L’une des étapes fondamentales de cette rectification fut le convent national des Gaules tenue à Lyon en 1778 et une Règle y fut rédigée. Elle fut légèrement modifiée en 1782 à Wilhelmsbad lors du convent générale de l’Ordre.

Cette Règle maçonnique est en réalité spécifique à la maçonnerie rectifiée. Elle est encore de nos jours remise à l’apprenti le soir même de sa réception. Il est donc censé s’y astreindre s’il veut respecter son engagement et mener à bien son cheminement initiatique.

Le Recès du Convent de Wilhelmsbad (Cahiers verts, Hors série « Les convents », 2005, p. 125) l’évoque comme suit :

« Malgré que nos Loges se soient toujours empressées d’enseigner à leurs membres les préceptes de la morale la plus pure et de graver surtout dans le coeur des nouveaux reçus les leçons de la sagesse et de la vertu : nous avons cru devoir faire composer une règle générale pour tous les Maçons, qui leur traçât avec énergie ce qu’ils doivent à Dieu, à leur prochain, à eux mêmes, à leurs frères et à l’Ordre en général ; nous avons par conséquent adopté une règle, écrite dans les deux langues, pour être lue au Candidat lors de son initiation, et avons donné pareillement notre sanction à une paraphrase de cette même règle contenue en neuf articles, pour être soumise à sa méditation ultérieure et être lue quelquefois l’année dans nos Loges.Citation« 

On voit ainsi l’importance de ce texte parfois mis de côté, peut être en raison de la rigueur de ses exigences. Nous avons opté pour sa publication (cliquer ici) : on la trouve déjà ailleurs sur le web et depuis des décennies dans les livres disponibles partout, de plus elle n’est pas particulièrement divulgatrice de secrets maçonniques. Sa lecture permettra au maçon de mieux comprendre l’essence du Régime rectifié et au non maçon de mieux comprendre ce en quoi il s’engagerait s’il souhaitait rejoindre l’Ordre.

Cette Règle est une composante structurante du fond rituélique et doctrinale qui constitue le Régime écossais rectifié au sein du GPDG.

La nature de l’Ordre chevaleresque

Croix cbcs 2

Le Régime écossais rectifié est construit comme chacun sait en trois cercles concentriques :

  • Deux classes ostensibles :
    • La classe maçonnique dont on a évoqué la nature dans un précédent billet
    • L’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte [1]
  • Une classe seulement connue de ceux-là qui la composent : la Profession

Le bref développement qui va suivre concerne exclusivement l’Ordre des CBCS, deuxième classe du Régime écossais rectifié. Il s’agit pour nous d’essayer de cerner sa nature. Pour cela nous nous appuierons sur les deux textes les plus importants traitant de cet Ordre en évitant bien évidemment la divulgation de texte liés à l’essence de l’Ordre seulement connue de ses membres :

  • Le Rituel d’armement de CBCS [2] dont on ne veillera à ne dévoiler aucune partie structurante
  • Le Code de l’Ordre des CBCS [3] tel qu’adopté par le Convent des Gaules le 10 décembre 1778

Le Code définit l’Ordre dès la première phrase de son premier article :

L’Ordre des Chevaliers bienfaisants de la C. S. ramené par la réforme à son but primitif, qui n’est autre que le soulagement de l’humanité, au service de laquelle il est voué, s’occupe de tous les moyens propres à y atteindre, discute les idées utiles, & se sert de la réunion des forces individuelles pour les réaliser & les exécuter avec plus de facilité.

L’Ordre est donc voué au service de l’humanité dont le soulagement est reconnu comme son but primitif. Il met en œuvre les idées et les moyens et réunit les énergies nécessaires à ce soulagement.


Les critères d’admission dans l’Ordre peuvent aider dans la détermination de ses caractéristiques propres. L’article II du Code évoque la noblesse personnelle ou héréditaire à condition qu’elle n’ait pas été souillée par celui qui porte le titre nobiliaire de sa famille. Mais cette noblesse est avant tout celle issue de ce que le Code appelle les « actions vertueuses » et des « moeurs pures » appelées également « noblesse du coeur » qui n’est donc pas nécessairement liée à une noblesse héréditaire. Pour enquêter sur ces qualités qui ouvrent la voie aux candidats, le Code désigne le Prieur du clergé, l’un des dignitaires du Chapitre de Chevaliers. Il est « préposé aux devoirs spirituels, à la conservation des mœurs & aux instructions qu’on jugera à propos d’y donner »[4].


Le titre 2 du Code précise les fondements de l’Ordre :

L’amour de la religion, des mœurs & d’une bienfaisance épurée par les motifs raisonnés qui la dictent


Le Rituel offre une perspective métaphysique en apportant une dimension spirituelle, complément nécessaire à la valeur morale évoqué ci-dessus.


La prière d’ouverture du chapitre d’armement s’adresse à Dieu et donne un indice sur le rôle de l’Ordre puisqu’elle dit qu’il est :

voué à la défense et à la propagation de la foi chrétienne pour l’amour et la gloire de ton Saint Nom.


Et le Grand Prieur rappelle à son tour dès le début de la cérémonie d’armement que l’Ordre est :

uniquement voué à l’exercice des vertus religieuses, morales et patriotiques, à l’honneur et au soutien de la sainte religion chrétienne, à la défense des opprimés, et au soutien des malheureux


Nous n’irons pas plus loin dans l’usage de définition de l’Ordre émanant du Rituel de manière à ne pas trop en dire, l’Ordre exigeant une discrétion à laquelle nous nous soumettons. Nous rappellerons seulement ce qui a déjà été souligné dans notre précédent billet sur la nature de la classe maçonnique : En suivant scrupuleusement les règles que l’Ordre lui imposait déjà en tant que maçon et qu’il continue à lui imposer encore plus activement en tant que chevalier : « [il] accomplira [sa] sublime destinée, [il] recouvrera cette ressemblance divine, qui fut le partage de l’homme dans son état d’innocence, qui est le but du Christianisme, et dont l’initiation […] fait son objet principal. »


On peut donc conclure de ce qui précède que l’Ordre chevaleresque inscrit ses membres dans une loi morale et religieuse qui doit les conduire à agir pour le bien de l’humanité et le doux et persuasif soutien de la religion chrétienne en vue du rétablissement de la ressemblance perdue de l’image avec son Modèle.



[1] CBCS dans la suite de ce texte

[2] Rituel dans la suite de ce texte. Le Rituel en usage au GPDG s’appuie essentiellement sur le rituel imprimé à Wilhelmsbad (Fonds Koss, F XXVI 11310) complété là où cela a paru nécessaire par des éléments provenant de du Fonds WIllermoz (MS 5921, MS 5923)

[3] Code dans la suite de ce texte

[4] Code, Titre 8, Chapitre 1, Article III

Présence du GPDG en Austrasie

La Régence écossaise d’Austrasie couvre les villes de Metz, Besançon et Reims.


La loge « La Vérité » se réunit à Metz deux fois par mois :  le premier jeudi (pour les grades d’Apprentis et de Compagnons) et le troisième vendredi (alternativement pour des réunions au grade de Maître, de Maître écossais ou de l’Ordre intérieur).


A Besançon se réunit la loge « Montségur » le quatrième dimanche de chaque mois, le matin en loge de saint Jean (trois premiers grades) et l’après midi alternativement pour la loge de saint André (4è grade) et l’Ordre intérieur.


La loge « La Sainte ampoule » se réunit à Reims le quatrième lundi de chaque mois en loge de saint Jean ainsi que le deuxième lundi, tous les deux mois, en alternativement loge écossaise et en commanderie. Egalement à Reims, le troisième lundi de chaque mois se réunit la loge « Alberic de Humbert » (du nom de l’Archevêque inspirateur de la construction de la Cathédrale actuelle datant du XIIIe siècle).


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Le GPDG en région Parisienne et en Normandie

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Après avoir évoqué la Régence de Poitou – Limousin – Val de Loire, voici la suite du tour de France des Régences écossaises du Grand Prieuré des Gaules.

La Régence écossaise de Neustrie couvre l’Ile de France et la Normandie.


A Paris, dans le 18e arrondissement, quatre loges rectifiées se réunissent mensuellement :

  • la loge « Le Centre des Amis » le premier jeudi
  • la loge « Camille Savoire » le quatrième mardi
  • la loge « Amitié et Bienfaisance » le premier lundi
  • la loge « Bernard de Clairvaux » le quatrième mercredi

A Rouen se réunit la loge « Dumus Ardens » le quatrième vendredi de chaque mois.


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Entretien avec le nouveau Grand Maître adjoint du GPDG

CM

Henricus a Voce Clamante, vous avez été élu le 27 avril 2013 à la charge de Grand Maître adjoint du Grand Prieuré des Gaules. A ce titre vous êtes également en charge de la classe maçonnique dans le cadre de la Grande Loge Réunie et Rectifiée. Quelle idée vous faites vous de cette charge ? 


Je ne ferais de ma fonction ni un métier de retraité ni une expérience de record de salutations fraternelles. Puisque la mode est au non-cumul de mandat voir à son non renouvellement , je suis plus aisé à déclarer que je n’en briguerais pas un second et que donc je ne serais détourné par aucune sirène qui pourrait m’empêcher de faire et de dire ce que je crois et ce que je pense. J’ai dans ma jeunesse écrit un petit article sur une citation de Bossuet que j’ai fait mienne: « La liberté n’est pas de faire ce que l’on veut mais de vouloir ce que l’on doit! ». Seule la volonté du Grand Maître déterminera le cadre et les limites de mes actions.

Vous savez aussi que je reste un homme occupé par ailleurs et parfois éloigné géographiquement, mais je m’engage à visiter un maximum de loges pendant cette mandature. Je le ferais en plein accord avec les chefs d’ordres de tous les rites de notre Obédience dont je partage les richesses et l’enseignement maçonnique. Je suis avant tout un maçon et ce qui m’importe c’est le bonheur et l’enseignement que chaque rite offre aux hommes en quête du meilleur d’eux-mêmes. Vous savez que je suis un Rectifié pur et dur comme diraient certains, il n’empêche, toutes les voies, toutes les approches sont bonnes si elles gardent leur fidélité au rite, à son histoire, à sa vocation, et c’est le cas au sein du GPDG. Je les ai toutes empruntées pour mon plus grand bonheur.

Dans quel domaine pensez-vous pouvoir le mieux aider vos Frères ?

Un de mes objectifs sera de veiller a une meilleure circulation de l’information, car nous avons trop souvent constaté un réel déficit en ce domaine et je ne manquerai pas lors de mes visites en loges de vous rappeler toutes informations ou décisions dont vous devez avoir connaissance . je soutiendrais les VM et les FF qui voudront s’ouvrir au monde profane pour lui offrir la richesse des enseignements dont ils ont bénéficié. C’est une chance unique pour nous tous que de nous faire connaitre en tant que maçons chrétiens. Nous sommes tous FF bien sûr, mais pour nous cela ne relève pas d’une simple proclamation, mais d’une filiation, et quelle filiation ! Ne craignez donc pas d’offrir aux autres les lumières que vous avez reçues, agrandissons notre famille maçonnique en offrant la fierté de ce que nous sommes.Si nous ne servons pas, nos vies n’ont pas de sens. J’ai également le projet de développer et de fortifier le sentiment d’appartenance au GPDG en renforçant l’instruction et la formation des chefs d’ordres et dans ce but je réunirai dès l’année prochaine à cette même Saint-Georges tous les Députes Maîtres et les Vénérables Maîtres.

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Réélu le 27 avril, le Grand Maître du GPDG répond à nos questions

Par vote des représentants des loges le 27 avril 2013, le Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules a été réélu  pour un mandat de 4 ans. Il a installé le même jour les responsables de l’obédience dont certains sont élus et d’autres nommés. Le lecteur trouvera plus de détail sur la gouvernance de l’Ordre ici. Bruno Abardenti a répondu à nos questions à l’occasion de cette journée importante pour l’avenir du GPDG.

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Bruno Abrdenti, vous avez été élu samedi 27 avril par les représentants des loges du Grand Prieuré des Gaules pour un deuxième mandat de 4 ans. Quel bilan tirez-vous de votre premier mandat, notamment au niveau de vos relations avec le reste des obédiences et juridictions maçonniques ?

Le Grand Prieuré des Gaules a continué d’accueillir tous les Frères de toutes les Obédiences, pour peu que nous les invitions, repoussant ainsi la stupide équation reconnaissance-régularité. Puis, nous avons visité les cœurs et les Ordres sans jamais juger, mais bien plutôt en essayant de se féliciter d’un Rite écossais rectifié en plein développement témoignant donc à son insu peut-être, d’un christianisme en marche.

Le point d’orgue étant le 23 juin de l’année dernière où les juridictions rectifiées travaillaient ensemble à Lyon au grade d’Ecuyer Novice, montrant ainsi qu’au-delà des primaires divergences et des inutiles combats de chapelles, l’esprit rassembleur du Rectifié de Willermoz triomphait.


Quels autres événements marquants retiendriez-vous ?

Dans le but à la fois de conserver notre patrimoine, notre histoire, mais aussi d’être un Ordre en marche, nous avons simultanément célébré le soixante-quinzième anniversaire du Grand Prieuré des Gaules, le dixième anniversaire de la séparation d’avec la Grande Loge Nationale Française, développé nos moyens d’expression à travers les Cahiers Verts, mais aussi par la refonte et la publication de tous nos rituels ainsi que de notre site Internet, dont on retrouvera ces jours-ci une nouvelle architecture, une nouvelle arborescence.


De quoi sera fait le GPDG de demain ?

Beaucoup ont souhaité et espéré vivre cette sentence de l’Evangile de Jean : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi, fera lui-même les œuvres que je fais et en fera encore de plus grandes, parce que je m’en vais à mon Père » (Jean, 14-12). L’Ordre nous invite à garder cette parole, à la faire fructifier, à la vivre. Dans ce monde de cherchants où la civilisation s’enténèbre, notre rôle et notre mission, l’obligation chevaleresque et initiatique de l’Ordre, c’est d’être sentinelle des autres et gardien du prochain. Renoncer à cette diaconie maçonnique serait le reniement de nos engagements… En tant que Grand Maître, je placerai ma mandature exclusivement au service de ce témoignage-ci, celui de l’initiation.


Pour finir, pouvez-vous nous dire en quelques mots ce qu’est l’initiation pour vous ?

L’initiation parfaite n’est pas seulement martiniste, martinézienne, willermozienne, française ou écossaise, ni uniquement maçonnique et chevaleresque. Révélée à tous et permise à chacun, elle demeure l’initiation la plus haute parce qu’au cœur de Dieu, la plus charitable parce qu’en communion avec tous les hommes, la plus juste parce qu’elle va à l’encontre de ceux qui marchent vers elle, la plus utile à l’homme parce que la seule à pouvoir le restituer dans son état premier. Cette initiation dépasse tout ce qui existe, et surpasse tous les au-delà. Là où elle passe, l’en deçà trépasse. Cette initiation de la Gloire de Dieu qui ne se limite pas, est le Christianisme.

Janvier-Avril 2013 : Actualités du Régime rectifié

 

Blason Aquitaine

Le 12 janvier 2013, dans le cadre de la Préfecture d’Aquitaine, en la Vallée de Pau et en présence d’une trentaine de CBCS, le Grand Prieur Sergius Eques ab Arcanis Majoribus présida le Chapitre d’Armement d’un Ecuyer Novice qui porte désormais, dans l’ordre, le nom de Chevalier Franciscus Eques Forti Amoris Voce – de la Commanderie de Bordeaux. Le même jour un Chapitre de Noviciat pour 8 Maîtres Ecossais de Saint André.

 

Blason Neustrie

Le 23 février 2013, dans le cadre de la Préfecture de Neustrie , en la Vallée de Paris, le Grand Prieur présida un Chapitre de Noviciat pour un Maître Ecossais de Saint André.

 

Préf Poitou Limousin VDL

Le 27 février 2013, dans la Régence Ecossaise du Poitou-Limousin-Val de Loire, à l’Orient de Nantes fut installé par le Respectable Député Maître de la Régence Ecossaise le Respectable Frère Georges A. comme Député Maître de la Loge Ecossaise Justice & Clémence en présence du Député Maître général.

 

Le 6 avril 2013, la Régence Ecossaise d’Aquitaine se réunit à l’Orient de Bordeaux en tenue de Régence avec une participation d’une cinquantaine de Frères.

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Le 15 avril 2013, la Préfecture de Neustrie s’est réunie en la Vallée de Saint Denis de la Réunion pour un Chapitre d’Armement de deux Ecuyers Novices – Thierry G. & Daniel L. – de la Commanderie de Notre Dame de la Salette et ce en présence de sept CBCS dont le Grand Prieur , le Préfet de Neustrie et le Roy d’Armes. Le même jour la Régence Ecossaise de Neustrie s’est réunie  à l’Orient de Saint Denis de la Réunion en tenue exceptionnelle de la Juste & Parfaite Loge Stella Maris en l’honneur du Déplacement des Grands Dignitaires du Directoire National des Loges Réunies et Rectifiées en présence d’une cinquantaine de Frères.

Présence du GPDG en Provence


Après la région Poitou – Limousin – Val de Loire évoquée ici-même il y a deux semaines, et la région parisienne et normande en début de semaine, nous vous présentons aujourd’hui nos loges rectifiées de la Régence écossaise de Provence.


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La loge « Dom Pernety » se réunit à Avignon les deuxièmes lundis de chaque mois.


Les Loges d’Aix-en-Provence et de Marseille (« St Sauveur » et « André Moiroux ») travaillent ensemble le troisième lundi de chaque mois dans le 12e arrondissement de Marseille.


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